Non au Dopage ! 

1 - Le Cyclisme à l'état pur

2 - Informations aux coureurs cyclistes sur l'usage des médicaments

3 - Liste non exhaustive de produits ORL ne représentant pas de principes actifs proscrits utilisables en compétition


1 - Le cyclisme à l'état pur

Le cyclisme peut être une merveilleuse discipline sportive. Il peut être la pire. Cela ne dépend que de celui qui la pratique.

Il est nécessaire de rappeler aux jeunes qui souhaitent choisir le vélo comme discipline préférentielle que les bases de la réussite résident dans un entraînement bien conduit et dans leur persévérance. D'emblée, il faut chasser de son esprit toute idée d'atteindre le haut-niveau autrement que par un travail régulier et le respect des consignes données par son entraîneur.

La pratique du cyclisme ne doit en aucune façon conduire à prendre des médicaments, fortifiants ou autres vitamines. Une hygiène de vie simple qui privilégie le repos et la récupération, une alimentation variée et équilibrée, est largement suffisante pour parvenir à son meilleur niveau. La cerise sur le gâteau, qui confère tout son charme à cette extraordinaire épopée que raconte l'histoire du vélo, c'est le plaisir ... plaisir à rouler, plaisir à partager l'effort avec les copains, plaisir inégalable de pouvoir se regarder fièrement dans un miroir et de se dire : "C'est moi seul qui suis responsable de mes performances ! " .

docteur François POYET médecin régional au Comité Cycliste d'Auvergne

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2 - INFORMATION AUX COUREURS CYCLISTES SUR L'USAGE DES MÉDICAMENTS

Approuvée par le Comité Directeur de la FFC du 14 décembre 2002

Conseil important:

Ce document est à conserver par le coureur afin de le présenter à tout prescripteur de médicaments à qui il doit faire état de sa qualité de sportif lors de toute consultation médicale qui donne lieu à prescription.

Ce document a été réalisé par:

Francis GENSON, médecin, chargé d'instruction auprès de la FFC Christophe LAVERGNE, responsable juridique de la FFC Michel GUINOT, médecin fédéral national adjoint de la FFC Armand MEGRET, médecin fédéral national de la FFC

L'arrêté du 27 mars 2002 définit la liste des substances et procédés interdits dans le cadre de la lutte anti dopage.

Cette liste est disponible dans les Directions Départementales ou Régionales Jeunesse et Sports et sur les sites du Ministère des Sports www.jeunesse-sports.gouv.fr et du CPLD www.cpld.fr

Ce texte s'applique à tous les sportifs licenciés FFC quel que soit leur âge et leur niveau de pratique

Vous trouverez ci-dessous quelques points nouveaux et importants

I - LES CORTICOIDES

Les corticoïdes par voie orale (comprimés, gouttes) par voie rectale (suppositoires) ou en injections (intraveineuse, intramusculaire) sont interdits dans tous les cas. Si toutefois un médecin estime qu'il faut traiter une maladie aiguë grave avec des corticoïdes, il établira un certificat en détaillant le diagnostic, le produit prescrit, la dose, la durée du traitement et l'incompatibilité de la pratique sportive qui en résulte.

Cette durée doit correspondre à la durée d'élimination du produit administré.

Les corticoïdes en infiltration intra articulaire sont autorisés à condition d'envoyer un certificat médical en détaillant le diagnostic, le produit prescrit, la dose, la durée du traitement. Le médecin doit informer par écrit le coureur de la nature de cette prescription et de l'obligation qui lui est faite de présenter l'acte de prescription à tout contrôle.

Pour une meilleure efficacité, l'usage des corticoïdes en infiltration doit être associé à une période de repos sportif.

Les corticoïdes par voie locale pommades, pansements cutanés, gouttes oculaires, nasales ou auriculaires ainsi qu'en sprays inhalés sont autorisés à condition de disposer d'un dossier justificatif :
a. l'ordonnance avec le produit, la posologie, le mode d'administration, la durée du traitement
b. et un certificat du médecin prescripteur avec la raison médicale de la prescription.

Ces certificats sont à adresser le jour même au docteur Francis GENSON chargé d'instruction auprès de la FFC par fax au n° 05 56 97 20 44

Un autre exemplaire de ce dossier doit être adressé le jour même par courrier en mentionnant sur l'enveloppe « Confidentiel » à: Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage Monsieur le Professeur Michel RIEU, Hôtel de Broglie 35, rue Saint Dominique 75700 PARIS.

ATTENTION: 
La mésothérapie avec des corticoïdes n'est pas un traitement reconnu par le bon usage médical et ne doit donc pas être utilisée.
Quel que soit le mode d'administration des corticoïdes, ceux-ci entraînent des effets généraux:

Il est exceptionnellement justifié médicalement d'utiliser des produits à action retardée (Triamcinolone, Béthaméthasone)

Dans tous les cas, il est préférable d'utiliser des corticoïdes à durée d'action courte (Méthylprednisolone, Prednisolone, Hydrocortisone) notamment pour les traitements par voie générale qui limitent la durée de la contre-indication.

Avant toute prescription, nous vous conseillons d'évoquer tous ces problèmes en présentant cette note d'information à votre médecin. Il saura vous prescrire le produit le mieux adapté à votre situation.

La production d'une ordonnance ne signifie pas qu'elle vous autorise à participer à une compétition, en particulier pour les administrations de corticoïdes par voie générale qui sont strictement interdites.

II. LES BRONCHODILATATEURS

Les sportifs souffrant d'asthme ou d'asthme d'effort peuvent se soigner à la condition expresse qu'une hyper réactivité bronchique soit prouvée (décision de la Commission Médicale Nationale FFC).

Les médicaments contenant les quatre produits suivants sont autorisés sous forme de spray (ou de gélules) inhalés uniquement :

La prise de l'un ou deux de ces quatre produits (Salbutamol, Salmétérol, Terbutaline et Formotérol) doit être notifiée par écrit chaque année avant le début de saison au docteur Francis GENSON, chargé d'instruction auprès de la FFC. Elle doit être établie par un pneumologue ou un médecin d'équipe certifiant que l'état de santé du sportif nécessite la prise de tel ou tel médicament.

Il faut envoyer l'ordonnance et le dossier justifiant l'asthme accompagné des résultats des explorations fonctionnelles respiratoires réalisées selon le protocole de la Commission Médicale de la F.F.C. auprès d'un service de pneumologie. Le double de ce dossier devra être également adressé au C.P.L.D. (voir adresse ci-dessus).

Les coureurs relevant du suivi médical longitudinal contrôlé réglementaire mis en place par la FFC c'est à dire:
Les coureurs inscrits sur la liste de haut niveau, les coureurs Élite l et 2, les filières d'accès au haut niveau
ont l'obligation supplémentaire de devoir faire la preuve de cet asthme d'effort en effectuant le protocole de la commission médicale dans un des services spécialisés agréés par la FFC. Les résultats de celui ci devront être adressés, comme tous les autres éléments du suivi médical longitudinal contrôlé, au médecin fédéral national.
Pour obtenir la liste des services agréés s'adresser au secrétariat médical de la FFC.

III. Les ANESTHÉSIQUES par voie locale (dentiste, soins de petite chirurgie, mésothérapie)

La prescription d'un anesthésique local nécessite l'obligation de disposer d'un dossier justificatif : avec l'ordonnance qui détaille la nature du produit, la posologie, le mode d'administration, la durée du traitement et avec le certificat du médecin ou dentiste prescripteur avec la raison médicale de la prescription. Ce dossier doit être faxé le jour même au Docteur Francis GENSON Chargé d'instruction à la FFC au 05 56 97 20 44.

IV. LE CANNABIS OU HASCHISCH

La prise de cannabis ou haschich, facilement détectable dans les urines pendant de longues semaines même avec une prise unique, est interdite. Tout coureur sera considéré positif si une concentration urinaire de THC (têtrahydrocannabinol) est supérieure à 15 nanogrammes/ml

V. LA CRÉATINE

 La vente et le transport de Créatine (et de tout produit qui en contient) sont interdits en France.
L'origine de ces produits étant inconnue et non sécurisée, la transmission de maladies infectieuses graves (type encéphalopathie spongiforme bovine) est possible.

VI. LE BUPROPION

Le Zyban utilisé dans l'aide au sevrage tabagique est strictement interdit.

VII. LES VITAMINES ET COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES

Le sportif doit s'assurer que tout médicament, vitamine, complément alimentaire, préparation diététique en vente fibre ou toute autre substance qu'il utilise ne contient aucun produit dopant.

Attention donc aux produits commandés par Internet ou par l'intermédiaire d'un magazine qui se sont révélés souvent contaminés notamment par de la nandrolone ou de la caféine.

La loi affirme la responsabilité pleine et entière du sport qui ne pourra pas mettre en avant un étiquetage erroné ou frauduleux pour se disculper en cas de contrôle positif.

A RETENIR:

Lorsque vous êtes amené à prendre un médicament, lisez attentivement la notice incluse dans la boite. Si elle précise « L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages »

NE PRENEZ PAS CE MÉDICAMENT MÊME SI VOUS AVEZ UNE ORDONNANCE VOUS LE PRESCRIVANT.

 A NOTER:

 A l'issue d'une sanction arrêtée pour infraction à la législation relative à la lutte antidopage, la reprise des activités sportives est subordonnée à la production d'un certificat nominatif attestant que l'intéressé a suivi une consultation médicale au sein d'une antenne médicale de lutte contre le dopage (coordonnées des AMLD auprès du Ministère des Sports).

ADRESSES UTILES

Docteur Francis GENSON
Chargé d'Instruction de la F.F.C.
4, rue du Poète
33700 MÉRIGNAC
Tél: 05 56 97 20 44 -  Fax: 05 56 97 20 44

Professeur Michel RIEU
Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage
Hôtel de Broglie
35, rue Saint Dominique
75700 PARIS
Tél: 01 40 62 76 76 - Fax: 0147 53 75 36

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3 - LISTE NON EXHAUSTIVE DE PRODUITS ORL NE RENFERMANT PAS DE PRINCIPES ACTIFS PROSCRITS UTILISABLES EN COMPÉTITION

Acoryza - BP1
Acthiol J
Actisoufre
Aéthone
Ampho-vaccin pulmonaire
Argincolor
Aturgyl
Bacitracine Néomycine Monot
Balsofletol

Balsofumine simple
Balsofumine mentholée
Becantex
Benylin
Bépanthène solution
Biostim comprimés
Bisolvon et Bisolvon 8
Bronchodermine
Bronchodermine suppos
Bronchokod
Bronchorectine au citral
Bronchospray soluté
Bucasept
Calyptol inhalant

Camphocalyptol simple
Camphocalyptol quinine
Catabex
Cataplasme bleu
Cerulyse
Coryzalia
Cotrane
Désomédine
Elixir contre la toux Weleda
Elixir Dupeyroux
Essence algérienne
Eutuxal
Fludixan
Fluimucil
Frazoline

Fumigalène
Gaïacol Vacheron
Gargyl collutoire
Gencydo
Génoline
Germose
Glottyl
Glutathiol suppos
Goménol
Guéthural
H.E.C.
Helicidine
Hextril
Homéoplastine
Huile gomenolée

Iliadine
Infangyl
Inhalantyl
lnhalo-Thiorine
I.R.S. 19
Isoframicol
Khelline Prométhazine Lantigen B
Léniforme
Locabiotal pressurisé Lomusol
Lyso-6
Lysofon
Lysopaïne ORL
Marrubène dragées simples

Maxilase sirop
M .R.V.
Muciclar
Mucitux
Mucothiol
Nanbacine
Nécyrane
Néo-Balsamène
Neutravir F
Octofène
Oléo Sorbate 80
Otipax
Otolysine
Otoralgyl
Paxeladine
Pernazène
Perubore
Pneumoplasme
Pneumo 14 Imovax
Pneumovax
Propionate de sodium Chibret
Prorhinel
Pulmax
Pulmocones simples
Pulmocones quinine
Pulmositoires
Pyralvex
Rectoplexil
Respilène
Révulsif Adrian
Rhinarsenol collutoire
Rhinathiol
Rhinathiol Promethazine
Rhin ATP
Rhin ATP avec vasoconstricteur
Rhinédrine soluté
Rhiniséryl
Rhino-Blache
Rhinofebral vit. C
Rhino-Lactéol Boucard
Rhinopten
Rhino-Sulforgan
Rhinotrophyl
Rhinovac
Ribomunyl
Sédofluid
Silomat
Sinuspax
Sirop Desbly
Sirop Pentoxyvérine
Soframycine simple
Soframycine naphtazoline
Solacy
Solubéol
Soluté Pré 2
Solutricine Vitamine C
Soufrane

Sprémunan
Stillargol
Stimugène
Sulfoïdol Robin
Sulforgan
Sulfo-Thiorine pantothénique
Sulfuryl Monal inhalant
Terpone
Terramycine O.R.
Thiophéol
Thiopon
Thiopon balsamique
Thiopon pnatothénique
Toplexil
Tri-antibiotique Chibret
Vaccin C.C.B Pasteur
Vapo-Myrtol
Vaseline gomenolée
Vicks inhalant
Vicks sirop pectoral
Viscotiol
Vosol

Cette liste démontre que pour soigner des maladies bénignes, il est possible de se soigner sans avoir recours à des produits interdits. Toutefois, il faut signaler à votre médecin que vous faîtes du sport et il faut éviter de prendre des médicaments sans avis médical. Les médicaments sont élaborés pour soigner des maladies, utiliser des médicaments pour améliorer ses performances, c'est se doper, même si ceux-ci ne figurent pas dans la liste des produits interdits.

Se soigner par l’homéopathie

Le sportif invoque souvent le fait de ne pouvoir se soigner pour un rhume ou divers infections bénignes en raison de l’éventuelle trace de produit interdit dans les préparations médicales.

Il est fréquent que les sportifs utilisent des substances à bases de corticoïdes pour soigner de l’asthme passager et des réactions allergiques.

Bien souvent, l’homéopathie s’avère efficace pour traiter de nombreuses réactions allergiques, un refroidissement et même de l’asthme.

L’homéopathie ne présente pas la même efficacité que des médicaments. Mais ces effets sont réels surtout en traitement de fond et préventif. Mais surtout, l’homéopathie ne présente aucune contre indications ni effets secondaires.

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